francais : grammaire les propositions...

Publié le par titanthalie

En grammaire scolaire, une proposition est un syntagme.
elle est articulé autour d'un verbe et sinon on dit qu'elle est elliptique. 

Les Types de propositions

On distingue:
les propositions indépendantes 
les propositions principales
auquelles sont reliées
-proposition subordonnée
-proposition relative
-proposition circonstancielle.

Les propositions Indépendantes

Elles sont autonomes et peuvent être reliées les unes aux autres.
soit par coordination (au moyen de conjonctions de coordination
soit par  juxtaposition (au moyen de la virgule ou du deux-points le plus souvent).

En l'absence de tels liens, on dit qu'elles sont dans une structure paratactique si elles sont reliées par un rapport logique implicite. Le nombre de verbes dans une phrase nous permet de savoir combien il y a de propositions.

les propositions principales et subordonnées

Dans le couple principale / subordonnée, l'une des propositions (son verbe, en fait) est subordonnée à la première, ce qui signifie qu'elle est dépendante de cette première.
Sa nature est déterminée par le sens du terme qui sert à relier les deux propositions :

  • conjonction de subordination → c'est une proposition subordonnée conjonctive (je pense que je viendrai) ;
  • pronom relatifproposition subordonnée relative (je connais l'homme qui a vu l'homme) ;
  • aucun mot introducteur → il existe plusieurs cas de figure dont les principaux sont :
    • la proposition infinitive (j'entends la neige tomber),
    • la proposition participiale (Cicéron ayant été consul, il n'a aucun conseil à recevoir de vous),
    • la proposition subordonnée interrogative indirecte partielle (je ne sais pas qui apportera le saint-nectaire ; qui, dans la subordonnée, n'est pas un mot introducteur : c'est un pronom interrogatif dans la version directe : Qui apportera le saint-nectaire ? Le mot si, dans les interrogatives indirectes totales, est quant à lui bien un mot introducteur ─ un adverbe interrogatif ─ qui disparaît dans l'interrogation directe : Je ne sais pas s'il viendraViendra-t-il ?).

Le verbe de la principale impose le mode et le temps voulus par la concordance des temps et la concordance modale à sa subordonnée.


Le type de subordonnée est précisé selon sa fonction par rapport à la principale et son type de construction :

  • complétive : elle joue le plus souvent rôle d'un complément d'objet du verbe de la principale ou d'un sujet, mais elle peut aussi être un complément d'un nom ou d'un adjectif de cette principale ; les interrogatives indirectes sont complétives ; la complétive est essentielle, ne peut être déplacée ni supprimée ;
  • circonstancielle : c'est un complément circonstanciel de ce verbe. Elle n'est dans ce cas pas essentielle et peut le plus souvent être supprimée, ce qui assure l'autonomie virtuelle de la principale ;
  • la relative (introduite par un pronom relatif) : elle « complète » l'antécédent du pronom relatif.  cf la proposition subordonnée relative .



Exemples

Dans les exemples suivants, les propositions sont encadrées par des crochets droits, les conjonctions de coordination par des flèches, les mots subordonnant par des chevrons et les verbes sont soulignés.

  • [Tu ne peux entrer] ← car → [tu es trop jeune] : deux indépendantes coordonnées. On pourrait remplacer car par une ponctuation, ce qui garantit l'autonomie des propositions :
    • [tu ne peux entrer], [tu es trop jeune] (juxtaposition des indépendantes),
    • [tu ne peux entrer] : [tu es trop jeune] (idem),
    • [tu ne peux entrer]. [Tu es trop jeune] (parataxe).
  • [Je veux] ← et → [j'exige des excuses] : deux indépendantes coordonnées. Le complément d'objet direct des excuses est mis en facteur commun. De fait, [je veux] n'a pas toute son autonomie car il lui manque un actant nécessaire pour être saturé.
  • [[Je suis sûr] [<que> tu comprends]] : [<que> tu comprends] est subordonné à [je suis sûr] et introduit par <que>. C'est donc une subordonnée conjonctive. C'est aussi un complément essentiel de l'adjectif sûr : c'est une complétive. [Je suis sûr] est la principale ; elle n'est cependant pas autonome, la valence du verbe n'étant pas saturée. La subordonnée n'est quant à elle pas non plus autonome : que tu comprends n'est pas un énoncé valide.
  • [[Je ne suis pas sûr] [<que> tu comprennes]] : même analyse. On note de plus que le verbe de la subordonnée est maintenant au subjonctif en raison de la concordance modale.
  • [[Je suis sûr] de [comprendre]] : ici [comprendre] constitue une proposition complétive infinitive qui se trouve enchâssée dans un syntagme prépositionnel introduit par la préposition de; en effet c'est ce syntagme (et pas directement la proposition) qui est le complément du verbe principal (être sûr) car on peut le pronominaliser avec en: [J'en suis sûr]. Il ne faut pas confondre cette construction prépositionnelle avec la suivante :
  • [[Je lui ai demandé] [<de> venir]] : la proposition [<de> venir] est le complément d'objet direct du verbe principal; on peut la pronominaliser avec le : [Je le lui ai demandé]. C'est donc une complétive infinitive, dans laquelle de n'est pas une préposition, mais un terme subordonnant (il joue le rôle du <que> pour les infinitives).
  • [Je viendrai demain], [<si> Dieu le veut] : la subordonnée est introduite par <si>. C'est donc une conjonctive dont la fonction est d'être circonstancielle de condition du verbe principal venir. Elle peut donc être retranchée, comme la plupart des compléments circonstanciels ; la principale est par conséquent autonome : [je viendrai demain] est un énoncé valide.
  • [[C'est la choucroute] [<que> j'ai achetée hier]] : la subordonnée est introduite par un pronom relatif, lequel a pour antécédent choucroute, situé dans la principale. C'est donc une proposition subordonnée relative. Sa fonction est de « compléter » choucroute. Aucune des deux propositions, dans ce cas de figure, n'est autonome ([c'est la choucroute] est valide grammaticalement mais pas pour le sens. On attendrait, de manière isolée : c'est de la choucroute marocaine).
  •  
  • [<Qui> aime bien] [ne châtie pas] : c'est ici un cas particulier. La relative [qui aime bien] n'a en effet pas d'antécédent et prend la fonction de sujet du verbe de la principale.

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Commenter cet article

Isis 17/10/2009 13:01


aaaaaaaah la grammaire !!
Merci pour ce petit récapitulatif !!


titanthalie 19/10/2009 10:52


de rien si ça peu aider..
bon courage à toi.


nol 17/10/2009 08:37


ben dis donc, bravo pour ton boulot !
c'est super complet !
avec ça, tu va assurer au devoir de français, te biles pas !
bon courage, continues, biz,
nol.


titanthalie 19/10/2009 10:51


;-)

je te dirai ca quand j'aurai la note. Pour le moment je ne l'ai pas encore fini...
merci de tes encouragements..

biz